On the road

On the road
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La plupart des histoires que l'on lit prennent place au lycée. Dans des cours bien délimitées, fermées par des grilles dont on croyait qu'elles faisaient obstacle à notre liberté.
On ne roulait encore que sur des autoroutes, ces longues et larges bandes d'asphalte chuintantes qui se déroulaient à perte de vue, et l'avenir se résumait à peu de choses: croiser quelques sorties, ça et là, rattraper une autre bretelle, changer de file en passant une autre vitesse.
Ainsi clairement tracé, la vie entière semblait ne pouvoir en aller autrement.
On filait à toute allure, guettant une fin de parcours, la sortie du circuit qui nous mènerait au suivant, puis à un autre, encore un autre.

Parfois, je fais la sortie des lycées. je regarde ces visages soucieux de beaucoup de minuties, desquels filtre un savoir déjà universel. Le monde n'a plus de secret pour eux, et god, ce qu'il peut être laid !
Et ils s'engouffrent les uns à la suite des autres sur de nouveaux chemins, ils prennent la tangente.
Et pilent. Et calent.

Des routes moins larges, qui mènent à d'autres routes plus petites, dont certaines débouchent sur des cul-de-sac d'où ils mettent une éternité à se désembourber. Un réseau tentaculaire qui a l'air de s'étendre à l'infini, un horizon si démesurément grand que le champ de vision ne peut en offrir une vision d'ensemble. Ils se perdent. Ils prennent peur. Ils ont raison.
Je regrette mes années de lycée, ces instants fragiles que l'on a pas su apprécier et dont on cherchait au contraire à se dépêtrer. je me souvins le temps envolé des grands enfants qui exhalaient dans l'air de grosses bouffées de fumée, je revois chaque jour sur leurs visages cette même certitude que le monde est petit.
Je cale au milieu de nulle part et il n'y a pas de carte dans la boîte à gants. Je flippe. J'ai 18 ans, même pas 19, c'est à peine plus que les grands enfants. Malheureusement pas assez.



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# Posté le mardi 24 novembre 2009 11:59

Fuir, là-bas fuir, je sens que les oiseaux sont ivres.

Fuir, là-bas fuir, je sens que les oiseaux sont ivres.
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Je suis ivre de cette foule qui semble s'étendre a l'infini, cette masse bariolée qui me fait croire que l'époque du lsd n'est peut-être pas si révolue. Les échoppes se succèdent et s'alignent plus ou moins sagement sur le trottoir, les piétons débordent sur la route, ça crie, ça s'invective, mon coeur va exploser.

Quand je pense que je n'étais pas enthousiaste. Pauvre ignorante...

Je me suis perdue dans le coin d'Oxford Street, j'ai été clouée sur place a Picadilly Circus, être éblouie par ces écrans flashy qui diffusent des pubs en continu, je me souviens...Shibuya, nostalgie.
Les grandes enseignes crânent a n'en plus pouvoir, mais de toutes façons Burberry c'est laid.
Arrêt a Waterstone's oblige, la plus grande librairie d'Europe. Je m'en suis sortie quitte avec (seulement) la moitié de mon budget amputé, alors que je sais pertinemment que je n'aurais jamais le temps de lire tout ce que j'ai acheté, de même que tous les livres que j'ai acheté depuis le début de l'année qui ne sont pas pour la prépa...Mais c'est bien, j'ai l'impression d'avoir le choix, le choix de tout laisser tomber ces classiques trop monumentaux si je veux et me mettre a tous moments a lire du bouillon de culture, et tant pis si je passe pour une acculturée en cours de lettres après ca.

Le lendemain, Camden me haranguait de loin alors j'ai cédé, j'ai toujours été faible à la voix de ces sirènes-là...
Les devantures de toutes les couleurs, surmontées de sculptures ou bas reliefs plus ou moins ridicules, plus ou moins moches. Ici les gens n'ont pas de sacs Gucci ni Zara, les filles lorqsu'elles se croisent et se reconnaissent ne hurlent pas a tue tête " I love you, oh I love you" d'une voix stridente, en se faisant la bise du bout des lèvres pour ne gâter ni leur coiffure ni leur maquillage, sait on jamais...
Non, ici la masse des gens est disparate, ils regardent leurs pieds, se roulent des joins très charges en pleine rue ou dans les transports, leurs épaules sont relachées, ils se fichent de ce que peuvent penser les gens de leurs couleurs de cheveux, de leurs crêtes ou de leurs fringues destroy ou médiévales.
Bienvenue dans le quartier punk-goth de Londres, capitale londonienne de ce que l'on ne trouve nulle part ailleurs, banque de fringues excentriques à mourir, du style le plus soft jusqu'à l'extrême, sur Camden High Street.
Ce terrain de chasse-là c'est pour la fois prochaine, je n'ai (déjà) plus d'argent...

Je reviendrai, il y a encore trop d'endroits, trop de recoins sordides de cette ville tentaculaire dans lesquels je n'ai pas trempé.

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# Posté le mardi 03 novembre 2009 05:31

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 08:52

Allez. Vous faire foutre.



Tout est dans le titre.
Alors avis à tous ceux qui hurlent à la mort parce que soit disant je ne suis jamais joignable sur mon portable et à-quoi-ça-sert-d'avoir-un-portable-si-on-répond-jamais,
Je n'ai plus de portable. Il est éteint jusqu'à nouvel ordre (donc jusqu'à ce que je décide que j'ai envie de me faire harceler au téléphone et c'est peu probable que cela arrive sous peu).
Donc pas la peine de me compter dans quoi que ce soit qui serait organisé, pas la peine de prendre des nouvelles ou de m'inviter, je ne suis pas là.
Je joindrais moi-même les personnes que j'ai envie de voir.
Punkt schluss.

Et pour ceux qui auraient vraiment besoin, pour raison x ou y, de me parler, et bien il y a le téléphone fixe.
Pour ceux qui ont ces numéros, tant mieux.
Pour les autres,
Tant pis
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Allez. Vous faire foutre.
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 10:57

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 11:07

Strange Feelings

Je me sens déçue.
Déçue de quoi? Déçue de rien, certainement, je n'avais rien à attendre. Mais déçue de quelque chose malgré tout. Je ne pensais pas à un tel égoïsme, pas à un tel autocentrisme, j'aime encore à me dire que les dehors les plus cruels peuvent dissimuler un quelque chose de précieux, que l'on devient mais que l'on ne naît pas.
J'aime à me dire que j'ai tort et toujours chercher plus loin. C'est facile à dire, surtout venant de quelqu'un qui refuse de se dévoiler, je sais...
Je sais que je ne devrais pas me plaindre, moi que l'on attendait pas et qui me suis immiscée dans la vie d'autrui. Moi qui ai fouillé, moi qui ai trouvé.
Et maintenant, il faudrait qu' autrui m'en soit reconnaissant? Il faudrait qu' autrui se plie à mes scénarios vaseux?
J'ai cherché et trouvé, et à présent je maudis sa cruauté et sa perfidie désespérée.
Je maudis ses mots, je maudis ses pensées et ses réactions, je maudis sa prétention.
Je maudis ma curiosité et mes illusions.
Paraît-il que l'on est toujours déçus de la réalité.
Je me déçois de l'idolâtrer malgré tout,
Je me déçois de ne pas être plus déçue.

L'air était chargé d'humidité lorsqu'une voix a exhumé mon coeur hors de ma poitrine. Cela aurait dû être fini, cela aurait dû m'indifférer, cela aurait pu...
J'ai toujours fui les complications émotionnelles, cette fois-ci n'a pas échappé à la règle.
J'ai évité le piège que me tendaient ses yeux. Je les ais toujours vus remplis d'étoiles malicieuses, tout en les sachant pleins d'indifférence. Je les sentais sur moi et j'étais tentée de l'affronter par l'intermédiaire des miens, comme ces rixes stériles auxquelles nous nous adonnions avant. Avant...
Je l'évitais des yeux, je fuyais son regard, et pourtant je n'ai jamais été fichue de la faire sortir de mon champ de vision. Jamais.
Quoi de plus pathétique que de se raconter mille et une histoires tout en sachant qu'aucune d'elles n'a prise sur la réalité?
J'ai des envies passées, des désirs de futur: prêcher dans le désert.

Vouloir n'est pas pouvoir.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 15:35

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 13:33

Dans mon Demain lointain.


Un beau jour, je me réveillerai. Folle.

# Posté le lundi 21 septembre 2009 13:16

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 09:54